Celui-qu’on-nomme-le-Diable

La cause du “Décret d’ouverture” est directement liée à la montée en puissance de Celui-qu’on-nomme-le-Diable. Voici un article qui saura mieux vous aiguiller sur cette entité maléfique.

Articles extraits du Grimoire de Québec

Ce que l’on connaît de Celui-qu’on-nomme-le-Diable

 

L’histoire de ce sorcier remonte à des temps immémoriaux. On dit qu’il était prisonnier des glaces qui recouvraient le Nord de l’Amérique il y a plusieurs milliers d’années. Il aurait été libéré par la fonte des glaciers, il y a approximativement 9000 ans, alors que l’espace occupé par ce qu’on nomme aujourd’hui le St-Laurent, venait de revoir les rayons de soleil. Les sorciers primitifs qui habitaient les terres l’auraient affronté près de l’île d’Anticosti. Le combat aurait été des plus destructeurs, au point où un mur de glace de 2 km de hauteur, servant de digue naturelle face aux eaux de la mer, et dont le niveau excédait de beaucoup celui du sol, aurait cédé et défiguré le paysage jusqu’aux Grands Lacs. Le raz-de-marée déclenché par la chute du Mur, en plus de créer la mer de Champlain, aurait éclaté, fragmenté l’esprit de Celui-qu’on-nomme-le-Diable aux quatre coins de ce qu’on appela plus tard, la Nouvelle-France. Durant des millénaires, les parcelles du Malin rôdèrent dans la nature, prenant parfois la forme d’esprit de la forêt, vindicatif et vengeur, que les amérindiens appelaient le Windigo. Son objectif était d’aspirer les âmes de ses victimes afin de prendre une forme mortelle. 

Durant la période pré-occidentale, afin de l’aider dans sa tâche, il disposait d’êtres sans âmes, mi-homme, mi-animaux, appelés Jack Mistigris. Lorsque ces être tombaient sur des voyageurs, ils collectaient leur âme afin de l’offrir à Celui-qu’on-nomme-le-Diable. Seules les âmes pures pouvaient échapper aux terribles vassaux du Malin.

Les sorciers autochtones, shamans et grands chefs, réussirent à lui livrer bataille et l’empêcher de reprendre forme humaine, malgré qu’il fut rapporté que le Malin réussissait à posséder des corps aux âmes tordues. En effet, Celui-qu’on-nomme-le-Diable disposait d’une immortalité relative par des possessions successives. Ce pouvoir serait rare, mais connu des shamans autochtones, comme l’histoire de Tessouat en fait mention (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tessouat).

L’arrivée des occidentaux apporta une manne d’âmes pour Celui-qu’on-nomme-le-Diable. Le chaos, les guerres et les épidémies offrirent tant de puissance au Malin qu’il put prendre forme de manière concrète. Il s’inspira du folklore des nouveaux arrivants pour adopter l’apparence d’un homme aux yeux noirs, dont les actions amenèrent les colons à le personnifier en leur pire crainte: l’antéchrist. 

À cette époque, probablement dû à l’abondance d’âmes à collecter, les sorciers américains identifièrent des êtres fantomatiques qui semaient la terreur dans les colonies. Ces esprits apparaissaient lorsqu’une personne était sur le point de mourir, créant autour d’eux une atmosphère glaciale et sans joie. Les Arracheurs d’âmes entraient en force dans l’univers des Sorciers. Par chance, les magiciens noirs réussirent à les contrôler et trouvèrent divers usages à ces derniers. Certains furent ainsi déportés dans les vieux pays afin de servir de gardiens de prison ou de lieux importants. Les usagers des arts obscurs eurent de l’opposition de la part des autres mages, mais, soucieux d’harmonie, les Arracheurs d’âmes furent acceptés pour leur utilité, sous bonne supervision.

Or, voilà que Celui-qu’on-nomme-le-Diable, depuis 400 ans, ne fait que gagner en puissance. Force est de constater que, malgré que les Arracheurs soient maîtrisés, chaque âme qu’ils aspirent apportent de la puissance au Malin. La croissance exponentielle de la population ne fait rien pour aider les choses. Nous remarquons de plus en plus d’actes perpétrés par ses suppôts, que l’on nomme maintenant “les Malins”. Des sacrifices rituels et des incidents fâcheux sont de plus en plus courant et remarqués (http://www.tvanouvelles.ca/2018/04/09/actes-choquants-de-braconnage-sur-la-cote-nord). Malgré tout, il est difficile de situer les acteurs de ces crimes, tant le territoire est vaste. De plus, il est de connaissance publique - du moins au sein de la Société des Sorciers du Québec - que Celui-qu’on-nomme-le-Diable dispose de suivants au sein des cinq clans issus de Fort Diamant.

Celui-qu’on-nomme-le-Diable, fidèle aux habitudes des Sorcier qui œuvrent dans le secret, a bien essayé de cacher ses agissements, mais l’on peut trouver des traces de ses derniers dans le folklore populaire. Dans un passé pas si lointain, les soirées dansantes où un bel étranger débarquait et partait avec l’âme de la plus belle des pucelles, après avoir ensorcelé l’assemblée de ses rythmes endiablés, en est un exemple des plus probant. Mais à cette époque, il s’agissait d’incidents isolés. Aujourd’hui, les Chevaliers de l’Aube ont émis des avertissements des plus alarmants sur les actions plus concrètes du Malin. C’est la raison pour laquelle le Décret d’Ouverture a été adopté récemment, créant bien de l’émoi parmi les Sorciers adeptes du Secret Magique.

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